The Tropicool Company
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2011 Piège pour un voyeur


PIÈGE POUR UN VOYEUR ( 1969-2011)
GALERIE PATRICIA DORFMANN

Piège pour un voyeur 1969 – 2011 est un reenactement de l’installation – performance éponyme de Michel Journiac. Né en 1935, mort en 1995, Michel Journiac, ancien séminariste, est l’artiste du sang, du corps et de l’esprit-chair. En 2012, Jonathan Chauveau-Friggiati, aujourd’hui président-Fondateur de The Tropicool Company reconstruit à l’identique avec la galerie Patricia Dorfman et l’accord des ayants droits sa fameuse installation-performance Piège pour un voyeur de 1969. Dans ce dispositif, celui qui pensait être le voyeur se retrouve en fait déshabillé du regard par la personne nue et enfermée qu’il croyait être offerte sans échappatoire possible à sa vue. Avec Michel Journiac, ce n’est plus la mariée qui est mise à nue mais les célibataires qui l’aiment. Cette installation a été montrée pour la première fois à la Galerie Patricia Dorfmann (Paris) en mars 2011.

Piège pour un voyeur, l’une des plus belles expositions de Michel Journiac (1935 – 1995), n’a pas eu le retentissement qu’elle aurait du avoir à l’époque dans la presse « généraliste » ou même « people ». C’était tout de même la première fois que l‘on montrait le corps d’un homme nu dans une galerie parisienne ! Les invités, le soir du vernissage, étaient d’ailleurs extrêmement gênés et je crois bien qu‘ils tournèrent pratiquement tous le dos à la cage de néons fluorescents dans laquelle était enfermé le jeune modèle. En fait, c’était le public qui était déshabillé par l’installation... Bien sûr, personne dans l’assistance ne se risqua à se dévêtir pour relayer le jeune homme encagé. Cependant, à chaque fois que quelqu’un s’approchait de lui pour le regarder de plus près, la lumière violente et acide du néon mettait son visage en pleine lumière. (...) Avec cette installation - performance dont la signification sado - masochiste n’échappe plus à personne aujourd’hui, Journiac affirmait d’une manière incroyable son homosexualité tout en restant dans l’énoncé le plus générique et le plus universel. Je crois que l’art corporel est vraiment né avec cette exposition. La « cage » de Journiac, c’est un peu la « pissotière » de Duchamp.

Propos recueillis par Vincent Labaume auprès de Martin Malburet, le 4 novembre 2003.

www.patriciadorfmann.com

 
Piège pour un voyageur, Jonathan Chauveau-Friggiati
 Installation à réactiver
Cage en tubes fluorescents, armature métallique (corde, combinaison blanche et modèle) 
220 x 220 x 300 cm